Aller au contenu
Accueil
Le service
La boutique

Accueil›Le blog›Votre jardin

Broméliacées, bambous, gouttières : où le moustique naît chez vous

Les soucoupes et les seaux, tout le monde y pense. Les coins d’eau qui font des générations entières sont souvent des plantes, et on ne pense pas à les regarder.

L’équipe Dimwazèl · 9 septembre 2026 · 1 min 30

Des broméliacées et des bambous coupés qui gardent l’eau de pluie, une gouttière pleine de feuilles au bord d’une case créole

On connaît la liste de l’ARS : soucoupes, seaux, fûts, gouttières, pneus, jouets. Elle est juste. Mais dans un jardin martiniquais, une bonne partie des naissances vient d’endroits qui ne figurent pas sur la liste, parce qu’ils sont vivants.

Les plantes qui gardent l’eau

Les broméliacées d’abord. Leurs feuilles forment une rosette qui retient l’eau au centre, exactement ce qu’il faut à une larve : une eau calme, à l’ombre, jamais très loin d’une terrasse. Un massif d’une trentaine de plants, ce sont trente petits berceaux permanents. Une étude menée à Miami l’a mesuré (Wilke et al., 2018) : les broméliacées de jardin abritent des larves d’Aedes.

Les bambous coupés ensuite : chaque canne sectionnée au-dessus d’un nœud devient un vase. Les feuilles en gouttière des héliconias, des alpinias, des bananiers et des madères, qui gardent une cuillère d’eau à l’aisselle. Les creux d’arbres, les noix de coco ouvertes tombées au sol, les calebasses oubliées. Et les pots eux-mêmes : une soucoupe sous un pot, c’est le gîte numéro un des maisons.

Une plante qui garde l’eau est un gîte. Ce n’est pas une raison pour l’arracher.

Ce qu’on fait, plante par plante

Pour les plantes, on ne vide pas, on traite : quelques granulés de larvicide au Bti dans le cœur des broméliacées et à l’aisselle des grandes feuilles, renouvelés toutes les quelques semaines, et la plante reste, sans les larves. Le Bti est une bactérie qui agit dans le tube digestif des larves de moustiques ; c’est ce qu’utilisent les services de démoustication. Pour les bambous, on coupe au ras d’un nœud ou on bouche la canne avec du sable. Pour les cocos et les calebasses, on ramasse.

C’est une partie de ce qu’on regarde à la visite : moins la borne que ce qu’il y a autour d’elle. Le jardin qui donne le plus de moustiques n’est pas le plus sale, c’est souvent le plus beau.

Ce qu’on fait de ces observations.

La méthode

← Tous les articles