Dimwazèl · Le service
La technologie
Comment la borne attire les moustiques, ce qu’elle donne dans les essais, et ses limites.
73 %de moustiques en moins à 10 m de la bornedans l’essai de 2023
Pour être repérée de loin. Une femelle peut détecter le gaz carbonique d’une respiration à plusieurs dizaines de mètres et l’utiliser pour remonter vers un hôte.
Pour l’attirer de près. Une fois plus près, elle suit aussi les composés odorants émis par la peau et la transpiration. C’est l’un des éléments qui lui permettent de distinguer une personne de son environnement.
Dans les derniers centimètres. La température du corps intervient lorsque le moustique est déjà très proche. La borne n’a pas besoin d’aller jusque-là : elle cherche à l’intercepter avant.
Seule la femelle pique. Tout le principe de la borne consiste à reproduire suffisamment de signaux humains pour qu’elle remonte vers elle plutôt que vers vous.
La borne se fait passer pour une personne assise dans le jardin
Elle respire, elle sent la peau, et elle ne bouge pas.
C’est le principe du biomimétisme : reproduire certains signaux du vivant pour détourner le comportement de l’animal.
La borne diffuse du CO₂ au débit proche d’une respiration humaine, accompagné d’un attractif odorant. La femelle remonte progressivement ce panache jusqu’aux entrées de la borne. Des ventilateurs l’aspirent alors dans des filets, où elle reste piégée.
Pas de lumière bleue, pas de grésillement, rien n’est pulvérisé dans le jardin.
La borne professionnelle en quelques chiffres
Une borne qui suit la journée du moustique
En Martinique, le moustique qui pique le jour, Aedes aegypti, est particulièrement actif le matin et en fin d’après-midi. La borne concentre donc la diffusion de CO₂ sur les périodes où elle est la plus utile.
Entre ces périodes, les ventilateurs peuvent ralentir. On consomme moins de CO₂ et d’électricité, avec moins de bruit inutile. Des capteurs tiennent également compte des conditions extérieures : la diffusion peut notamment être interrompue pendant une averse, lorsque les conditions sont moins favorables au vol des moustiques.
Les plages horaires et le débit se règlent dans l’application. Avec le service, on s’occupe des réglages et on les adapte à votre jardin, aux saisons et à ce qu’on observe sur place. En Martinique, la borne reste en service toute l’année.
Ce qu’on règle
Et les bornes de la boutique ?
Les bornes INYO du service et la Willo de la boutique viennent du même fabricant et reposent sur le même principe : CO₂, attractif odorant et aspiration.
La Willo est plus compacte, avec une portée d’environ 10 mètres et une couverture jusqu’à 300 m². La borne professionnelle du service va plus loin : jusqu’à 15 mètres de rayon et 750 m², davantage d’automatismes et une plus grande réserve de CO₂. Et surtout, avec le service, on s’occupe de l’installation, des réglages et du suivi.
Après la piqûre, avant la génération suivante
La borne agit sur les moustiques adultes. Deux autres dispositifs permettent d’intervenir plus loin dans leur cycle.
Un faux site de ponte qui retient la femelle.
Une fois nourrie, la femelle cherche une eau calme et sombre pour déposer ses œufs. Le piège reproduit ces conditions. Elle entre, se dirige vers la zone de ponte et se retrouve retenue avant d’avoir pu atteindre l’eau. Sans électricité.
Pour les eaux qu’on ne peut pas supprimer.
Le Bti, Bacillus thuringiensis israelensis, est utilisé pour cibler les larves de moustiques présentes dans l’eau. On l’emploie dans les endroits où l’eau stagnante ne peut pas simplement être vidée : regards, caniveaux ou certaines plantes capables de retenir de l’eau. Il agit sur les larves avant qu’elles deviennent des moustiques adultes.
Il cible les larves de moustiques et de quelques moucherons proches. Utilisez les biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l’étiquette et les informations concernant le produit.
Comparée au piège de référence des entomologistes
À l’été 2025, la borne professionnelle a fait l’objet d’un essai comparatif de quatre semaines mené par l’EID Méditerranée à Montpellier.
Ce qu’on en retient
Sur le moustique tigre, aucune différence significative de capture n’a été mise en évidence entre la borne et le piège de référence. Sur le moustique commun, la borne professionnelle a capturé davantage de femelles avec le réglage testé. L’essai a également montré que ralentir les ventilateurs entre deux périodes de diffusion ne réduisait pas les captures : c’est l’un des réglages utilisés aujourd’hui.
Voir le protocole et les résultats détaillés
Le protocole
Quatre pièges ont été comparés dans deux jardins : la borne professionnelle sous différents réglages, son modèle précédent et le BG Mosquitaire, utilisé comme piège de référence. Les pièges changeaient d’emplacement chaque jour afin de limiter l’effet du lieu. Ils étaient alimentés au CO₂ sans attractif, pour comparer les machines elles-mêmes. Chaque matin, les captures étaient relevées puis identifiées par espèce et par sexe.
| Espèce | Femelles | Mâles | Part |
|---|---|---|---|
| Moustique tigre (Aedes albopictus) | 999 | 374 | 59 % |
| Moustique commun (Culex pipiens) | 645 | 244 | 38 % |
| Autres culicidés | 22 | 40 | 3 % |
| Total | 1 666 | 658 | 100 % |
2 324 moustiques capturés, dont 72 % de femelles, c’est-à-dire celles qui piquent. Comparaison par tests statistiques non paramétriques (Kruskal-Wallis, Dunn), seuil à 5 %.
Rapport technique EID Méditerranée, Direction technique, août 2025. Rapport disponible sur demande.
Et dans un jardin, est-ce qu’on se fait réellement moins piquer ?
En 2023, un autre essai a été mené dans trois jardins près de Lyon pour mesurer non plus seulement les captures, mais le nombre de moustiques venant se poser pour piquer à différentes distances de la borne.
Ce qu’on en retient
Dans cet essai, l’effet était très net à 10 mètres, encore marqué à 15 mètres, puis beaucoup plus faible à 20 mètres.
Et c’est exactement ce qui nous intéresse pour l’implantation : une borne n’a pas vocation à créer une bulle invisible autour d’une propriété entière. Elle doit travailler au bon endroit, autour des espaces que vous utilisez réellement.
Voir le protocole
Le même volontaire s’installait quelques minutes à différents points autour de la borne. Les moustiques venant se poser pour piquer étaient comptés et capturés afin de ne pas être comptés deux fois. Les mesures ont été réalisées après 7 puis 14 jours de fonctionnement.
Réduction des moustiques venus piquer par rapport au point témoin, moyenne des trois sites (laboratoire IZInovation, 2023). Rapport disponible sur demande.
Ces essais concernent la borne professionnelle du service. La Willo de la boutique, plus petite, n’a pas la même portée. Ils ont eu lieu en France hexagonale, en été : c’est aussi pour cela que nous avons fait tourner les bornes plus de six mois en Martinique, chez nous et dans d’autres jardins, avant de proposer le service. Notre histoire le raconte.
Ce qu’une borne ne fait pas
Son effet est surtout marqué autour de la zone dans laquelle elle travaille.
Les premières captures commencent rapidement, mais la différence se construit dans le temps.
Une zone de reproduction oubliée à proximité peut continuer à alimenter votre extérieur.
C’est précisément pour ça que la borne n’est qu’une partie de la réponse. Le reste, c’est l’endroit où on la pose, ses réglages, les pièges anti‑ponte, les eaux stagnantes sur lesquelles il faut agir et le suivi dans le temps.
